hbr5 a écrit : (...)
Ps : Merci Môôôôsieur Mk3 tu as choisi le modèle gagnant niveau poids avec la Cat ... Félicitations XXL

..... mais au fait ça donne quoaa c't'engin tout léger ????
Nous y voilà ! J'ai enfin récupéré mon auto, "
achetée neuve, livrée d'occasion" pour reprendre le mot de Rêveur.
Pour mémoire, nous parlons d'un Caterham 340S chassis SV, commandée neuve contre reprise d'une Morgan +4 GDI, livrée en juillet à mes parents (vivant à l'étranger le plus clair de l'année...Ca se saura !). Mon père l'a rôdée 500 premiers kilomètres et, à la faveur d'un bref passage chez mes parents, j'ai donc pu enfin la retrouver.
La rencontre s'es faite ce mercredi soir 5 novembre : étant tout seul à la maison, j'ai donc eu la paix pour faire sa connaissance, statique. Mon père avait planqué en 3 endroits différents la clé de coupe-batterie, la clé de contact, et le volant... Mon flair m'a guidé vers eux et j'ai pu m'asseoir dedans une première fois.
Jeudi 6 novembre, fin de matinée : grand moment ! Celui de la première sortie ! Je mets mon manteau, je préviens ma mère...Et...Pluie ! Bon. Tant pis. Je vais m'occuper en collant une plaque d'immatriculation à l'avant, en virant les rétroviseurs des portes (pour pouvoir ranger les portes dans le coffre au besoin, ce qui est impossible avec les rétroviseurs qui y sont fixés), en en posant d'autres au pare-brise, et en ajoutant des rangements à l'intérieur....
Vendredi 7 novembre : route toute mouillée, mais c'en est trop. Je piaffe d'impatience : je sors ! Je roule à 50 ; je ne dépasse pas 3000 tours. Il pleut à nouveau. Je suis décapoté, évidemment. Je roule avec un sourire béat. Je vous fais une confidence : ayant besoin de reprendre l'air sous une légère bruine, je me suis même amusé à vous faire une vidéo de 9 min d'une traite (!!!) de tour de propriétaire, sans prétention, juste pour le plaisir du partage. Vous y aurez échappé seulement du fait de mon ignorance informatique.
Je reviens à la maison heureux de cette première prise de marque.
Samedi 8 novembre : le temps s'est asséché. Mon père est là. Nous sommes allés dans les gorges du Tarn, sous les couleurs d'automne. Cela aura été une balade de 4 heures environ. J'ai rajouté quelques centaines de kilomètres au rodage. En voici quelques photos, pour vous remémorer le lieu pour ceux qui le connaissent, ou y inviter ceux qui ne le connaissent pas. Petites routes, petits virages : le pied !
Alors, mes impressions ?
Etonné par la simplicité de prise en main : la conduite est une évidence. Elle m'est apparue plus facile à prendre en main que ma Citroen C3 de location, avec cette nuance que la voiture est légère et puissante, d'où mon hyper vigilance sous le mouillé. Cette évidence tient à l'ergonomie générale : tout petit volant, levier qui tombe immédiatement dans la main, pédales à l'espacement enfin correct (vs châssis S3), assise dans l'habitacle en y étant fort bien calé. Et vue sur le mouvement (et le mouvement d'amortissement!) des roues avant. Et l'immédiateté du répondant : direction hyper directe, petite débattement du levier, fermeté du frein et (trop grande) fermeté de l'embrayage, sensibilité de l'accélérateur. Tout dans cette voiture se colle à vous. Tout dans cette voiture est fait pour qu'elle suive vos gestes. D'où cette sensation d'hyper agilité qui fonde le plaisir. L'on se surprend à changer de vitesse sans raison, ou plutôt sans aucune autre raison que celle du plaisir du geste, d'être en harmonie avec les courbes de la routes, à moins que ce soit par envie d'entendre le pot changer de musicalité passé 4000 tours me semble-t-il. Vous le voyez : je n'ai même pas eu besoin de parlé de puissance ou de performance pour évoquer le plaisir : l'auto est coupleuse, souple, repart en sortie de virage sans avoir besoin d'être haut dans les tours. Mon père me dit : "
c'est marrant, hein ?" Là, je me suis rendu compte que des minutes étaient passées l'esprit ailleurs, évadé, parce que l'on conduit hyper concentré, sans rouler vite ni se sentir en danger, un peu comme un joueur de tennis qui soignerait son geste, les yeux rivés sur la balle.
Enfin, plusieurs détails me surprennent :
a) l'assise : l'auto ne bouge pas. Avec la Rover (modèle de 2003), il fallait se cramponner au volant. Est-ce le fait d'un châssis plus grand ? Plus rigide ? Des suspensions ? Quel gain ! La conduite en devient cognitivement nettement moins fatigante.
b) la largeur du châssis : SV mes fesses ! (Ca m'a échappé) Avec le manteau, on est quand même à l'étroit. J'ai bien fait de ne pas prendre de harnais, vu mon usage. L'habitacle n'est pas si large. Par contre, j'apprécie l'espacement entre les pédales.
c) la robustesse de fabrication : j'ai l'impression qu'un pallier énorme a été franchi. L'usine applique le 5S. Ce semble plus robuste que mon ancienne Mog et surtout que les Cat du temps "SV automobiles" : j'entends par là l'époque où ce tout petit garage, de référence bien sûr aujourd'hui et à la riche histoire, assemblait lui-même en France les autos avant de les livrer. Il n'empêche que mes phares ont dû être montés le vendredi après-midi par un ouvrier bigleux en hypoglycémie et que j'ai un témoin de frein qui s'allume. Bon : encore 200 bornes et ce sera la première révision de déverminage.
Sinon, cette voiture colle à ma philosophie automobile. Faisons simple, léger, sans filtre, regardons les paysages, soyons élégant avec la nature, alors ne lui prenons pas trop de place, et allons sur les petits chemins.
Enfin...Dommage, mardi, il faudra déjà repartir.
ps : pour l'anecdote, le rayon de braquage est tellement dégueu - contrepartie de la direction hyperdirecte - que je me suis retrouvé à devoir faire une marche arrière en descente, dans une épingle, au-dessus de la Malène (que je cite si hbr5 ou d'autres connaissent) avec un vieux Citroën C15 qui se fendait la poire derrière nous.