Ce fait montre bien combien notre pays est géré en dépit du bon sens.
Suite à des répétitions de plus en plus fréquente d'agressions au couteau (Ce pourrait être m'importe quel autre sujet de l'actualité), le législateur s'empare du problème, et sans beaucoup réfléchir, légifère à la va vite une loi de circonstance. Qui permet au politique de se féliciter à la télé d'avoir définitivement résolu le problème au 20h qui suit...
Une fois la loi promulguée, c'est à l'administration de rédiger les décrets d'application, sous la direction du ministre. Alors, les fonctionnaires fonctionnent, en roue libre, devant concilier une loi souvent mal rédigée, sans instruction du décideur déjà passé à autre chose. Et ils pondent des textes complexes, parfois contradictoires, souvent sans bon sens, le principe étant de toujours faire mieux et plus compliqué.
Une fois le décret publié au JO, les forces de l'ordre appliquent la loi dans toute sa rigueur. Surtout dans les quartiers calmes, moins souvent dans les no go zone des américains.
Le pékin moyen qui va faire son piquenique avec son opinel (ou le retraité qui va au champignon, ou tout autre cas bien inoffensif) est à peu prêt sûr de se faire renvoyer devant un juge en cas de contrôle.
Le délinquant diplômé, lui, saura parfaitement exploiter les failles de la loi, avec un avocat, pour éviter un tel rendez-vous, source de perte de temps dans son activité régulière.
Bref, le mot d'ordre qui nous gouverne semble être "fort avec les faibles, faible avec les forts".
Enfin, comprenez bien que tout ceci n'est qu'un mauvais rêve, il ne saura bien sûr être question que de telles choses puissent arriver dans notre beau pays, pays où l'état de droit est la règle
