Une cruelle désillusion.
Posté : 22 juin 2013, 03:33
Mercredi dernier, des amis me font part d'une opportunité rare, qu'ils me conseillent de saisir au plus vite.
Ils m'informent que pour un investissement d'environ 2 €, le retour pourrait être, avant la fin de la semaine, d'à peu près 160 millions d'euros. Je ne suis pas doué pour les affaires et n'y entend rien, mais le simple bon sens me laisse penser qu'il s'agit effectivement d'un bon rapport, sans doute supérieur aux taux habituellement pratiqués.
Après qu'ils m'aient informé des modalités d'inscription, je me suis donc rendu dans l'une des agences spécialisées pour verser la somme et obtenir le document. La chose se fait en toute simplicité, de façon anonyme et en liquide, ce qui est très surprenant lorsqu'il s'agit de brasser de tels volumes. Les agences sont nombreuses et très faciles d'accès. On peut même y boire un coup, ce qui montre une notion élevée de la considération pour la clientèle.
C'est donc muni de mon document que je me suis rendu d'abord chez mon entrepreneur pour lui ordonner des travaux de réfection complète de ma baraque, un agrandissement de 75%, une isolation totale (pour faire des économies de chauffage), et la construction d'un garage 4 places, dont deux avec pont. Je n'ai pas demandé de piscine car je trouve que ça fait nouveau riche. J'ai laissé un chèque de deux tiers des travaux, à toucher lundi prochain.
Comme c'était sur le chemin, je me suis arrêté chez Facom ou j'ai commandé un équipement complet qui me sera livré par camion de 20 tonnes la semaine prochaine.
J'ai commandé par téléphone une +8 à Bruxelles, et une C chez Lynx. Paiement intégral par virement bancaire effectif lundi matin.
Le break Bentley pose un problème de délai, mais il est en route aussi (ben oui ! il me faut bien une voiture de tous les jours...).
Vous avez remarqué bien sûr qu'une "gestion en bon père de famille" m'a porté à d'abord me préoccuper des choses importantes (la maison), avant de donner dans le futile (les bagnoles). Il ne vous a pas échappé non plus que, pour les mêmes raisons de saine gestion, je n'ai finalement craqué que moins de 5% de la somme totale prévue.
Mais un incident survient ce vendredi soir.
Mes amis ont très largement sous-évalué la notion de risque dans cette entreprise. Ils étaient même tellement enthousiastes qu'une fâcheuse éventualité ne semblait pas pouvoir être envisagée. Mais voila l'effroyable nouvelle, l'incroyable est arrivé, l'impossible survient, l'investissement se révèle stérile.
Je me retrouve donc avec des sommes conséquentes à sortir dès lundi matin (3 ou 4% de 160 millions) auxquelles il faut ajouter les 2€ de perte sèche de l'investissement de départ.
Il y a certainement parmi vous des hommes d'affaire, des entrepreneurs aguerris, ou plus simplement des députés. Que me conseillez-vous de faire? Dois-je payer en souriant sans faire part de mon infortune pour éviter le ridicule? Dois-je demander un étalement avec un échéancier convenant aux deux parties?
La même mésaventure vous est-elle arrivée, et comment avez-vous réagi (après les 6 mois de cure de sommeil)?
Et pensez-vous, comme je l'ai entendu dire chez certains de mes proches, que j'ai fait preuve de "légèreté"?
Ils m'informent que pour un investissement d'environ 2 €, le retour pourrait être, avant la fin de la semaine, d'à peu près 160 millions d'euros. Je ne suis pas doué pour les affaires et n'y entend rien, mais le simple bon sens me laisse penser qu'il s'agit effectivement d'un bon rapport, sans doute supérieur aux taux habituellement pratiqués.
Après qu'ils m'aient informé des modalités d'inscription, je me suis donc rendu dans l'une des agences spécialisées pour verser la somme et obtenir le document. La chose se fait en toute simplicité, de façon anonyme et en liquide, ce qui est très surprenant lorsqu'il s'agit de brasser de tels volumes. Les agences sont nombreuses et très faciles d'accès. On peut même y boire un coup, ce qui montre une notion élevée de la considération pour la clientèle.
C'est donc muni de mon document que je me suis rendu d'abord chez mon entrepreneur pour lui ordonner des travaux de réfection complète de ma baraque, un agrandissement de 75%, une isolation totale (pour faire des économies de chauffage), et la construction d'un garage 4 places, dont deux avec pont. Je n'ai pas demandé de piscine car je trouve que ça fait nouveau riche. J'ai laissé un chèque de deux tiers des travaux, à toucher lundi prochain.
Comme c'était sur le chemin, je me suis arrêté chez Facom ou j'ai commandé un équipement complet qui me sera livré par camion de 20 tonnes la semaine prochaine.
J'ai commandé par téléphone une +8 à Bruxelles, et une C chez Lynx. Paiement intégral par virement bancaire effectif lundi matin.
Le break Bentley pose un problème de délai, mais il est en route aussi (ben oui ! il me faut bien une voiture de tous les jours...).
Vous avez remarqué bien sûr qu'une "gestion en bon père de famille" m'a porté à d'abord me préoccuper des choses importantes (la maison), avant de donner dans le futile (les bagnoles). Il ne vous a pas échappé non plus que, pour les mêmes raisons de saine gestion, je n'ai finalement craqué que moins de 5% de la somme totale prévue.
Mais un incident survient ce vendredi soir.
Mes amis ont très largement sous-évalué la notion de risque dans cette entreprise. Ils étaient même tellement enthousiastes qu'une fâcheuse éventualité ne semblait pas pouvoir être envisagée. Mais voila l'effroyable nouvelle, l'incroyable est arrivé, l'impossible survient, l'investissement se révèle stérile.
Je me retrouve donc avec des sommes conséquentes à sortir dès lundi matin (3 ou 4% de 160 millions) auxquelles il faut ajouter les 2€ de perte sèche de l'investissement de départ.
Il y a certainement parmi vous des hommes d'affaire, des entrepreneurs aguerris, ou plus simplement des députés. Que me conseillez-vous de faire? Dois-je payer en souriant sans faire part de mon infortune pour éviter le ridicule? Dois-je demander un étalement avec un échéancier convenant aux deux parties?
La même mésaventure vous est-elle arrivée, et comment avez-vous réagi (après les 6 mois de cure de sommeil)?
Et pensez-vous, comme je l'ai entendu dire chez certains de mes proches, que j'ai fait preuve de "légèreté"?