Ben oui , on parle bien de la même , face à l'Arlequin , un peu plus haut ....quant à savoir comment est devenu ce quartier ... la dernière fois que j'y suis passé , rapidement en voiture , c'était vers les années 79 80, donc , pour moi , il n'y a eu et il n'y aura certainement plus aucun changement , je reste avec mes souvenirs et cela me convient fort bien .
La taupe
Couplet nostalgique tu dis , c'est peu de chose formulé ainsi ... car la lecture de ton post a fait remonter en moi un une vague , non , en fait un Tsunami de souvenirs .
Nous fumes voisins puisque mon dernier habitat Parisien fut pendant les trois dernière années la rue Brancion . Avant cela mes dernières classes avant le bac furent réalisées à Montparnasse angle de la rue du montparnasse et du boulevard du même nom , dans ce que l'on nommait à l'époque une "boite a bac" qui était en fait un ramassis de tous les exclus du système officiel de l'éducation officielle ...de quoi ecrire un livre ces établissements !!!
Bon revenons a la rue de Vouillé , pour moi , c'est d'abord le N° 44 , bouclard de Monsieur R LECONTE importateur exclusif et unique revendeur en France de la Marque Velocette jusqu'à sa disparition , sur le trottoir , trois quatre machines en expo ou en attente de réparations , la mienne fut souventes fois du nombre , Monsieur Leconte était pour nous une sommité un sorcier qui fleurait bon la course , à quelque pas de là , rue Paul barruel , Jean Murit tenait son bouclard d'origine , quelques motos sur le trottoir dans l'atelier son Ren sport du père Flahaut , Champin de Side Car qu'il était !... encore quelques centaines de mètres : la rue Robert Lindet là c'était l'homme au béret avec la blouse grise et la Manx de tatave en vitrine , à l'intérieur des rangées de 16H civilisées , des coupes , des carbus spéciaux , des culasses , et au milieu de tout ça le père Garreau seigneur des lieux , revèche , à peine aimable , mais d'une compétence encyclopédique . C'est lui qui , au bol d'or , avait collé les billes d'un roulement d'embrayage brulant avec du Camenbert car la graisse au regard de la température fondait et ne permettait pas de retenir les billes avant de reposer la cloche ....un monument !!!
Bon allez on continue , le Miramar , le Bretagne , le Dragon d'Argent avec sa devanture rouge si je me souviens bien ....chaque matin je passais devant pour aller au bahut , à moins que je ne m'arrête au café à coté du Miramar où , au sous sol nous avions installé un QG dans lequel la bande que nous formions squattait du matin au soir et du soir au matin ....
A quelques mètres c'était la rue de la Gaité , Bobino , le bars de nuit et leur cortège de Belles Madames ...le fantastique glacier Italien de la rue d'odessa....les bistrots avec les ouvriers , les Madames et les Marcels aux costumes Italiens et chaussures a deux couleurs .
Au milieu de tout ça j'était là , comme par accident , comme par erreur venant de ma campagne et avant d'y retourner , j'y ai trainé mes années de jeunesse , c'est pour moi un monde extraordinaire , des années passées comme dans un rêve , dix ans de parenthèse enchantée comme ils causent , n'emp^eche que pour moi c'était vrai , j'y étais et je les ai vécu avec une passion et une intensité folle ces dix années là , quel plaisir



