Ben voila, c'est toute l'histoire de la mécanique. Sitôt qu'il y a deux machins qui tournent en même temps, c'est le bordel.
Alors si on rajoute en plus un pas de vis quelque part...!!
Le Canut a écrit :Supposons que nous soyons dans un monde parfait, sans frottements.
Sur une roue à rayon, vous montez un moyeu lisse, solidaire de la roue. Sur ce moyeu, vient un papillon qui fait environ 1 Kg, à la louche. La roue étant motrice par rapport au papillon, chaque fois que vous ferez tourner la roue, le papillon tournera aussi, mais moins vite du fait de l'inertie due à son poids. Inversement, en freinant la roue, le papillon, entrainé par la roue, s'arrêtera progressivement, mais moins vite que la roue qui a généré le freinage.
Maintenant, si à la place d'un moyeux lisse, il y a un moyeux avec un pas de vis dans le bon sens, le papillon va se serrer à l'accélération et se desserrer au freinage. En conduite continue, le roue étant motrice par rapport au papillon, ce dernier aura donc toujours tendance à tourner moins vite, donc à se visser.
Oui, je vois ce que tu veux dire.
J'aurais tendance à simplifier en disant que:
Sur une roue (un moyeu, en l'occurrence) entrainée, soit par la traction, soit par la route, l'écrou a
tendance à rester immobile, donc à serrer. "Serrer" est un terme qui peut porter à confusion, disons plutôt "visser".
Sur les machines (n'importe lesquelles, machine outils...), en général me semble-t-il, si l'écrou est vissé sur l'axe de rotation, le sens de serrage est inverse du sens de rotation.
Si par accident, ou maladresse, ou autre, le serrage est, ou devient, nul, l'écrou restera quand même sur l'axe qui, en tournant, le vissera.
C'est pour ça que je crois que le sens de vissage est prévu pour ne pas perdre ses écrous de roues (mais pas pour les serrer). Mais tout ça est assez théorique. Il faut y ajouter les frottements, les inerties, et surtout le manque de bol.
C'est mon avis au moment ou je vous parle, mais je suis prêt à en changer contre un bon argument et une petite somme en liquide.