Jak a écrit :...Et si oui, par commodité ou pour un meilleur résultat ? ...
Ni l'un, ni l'autre, l'intérêt premier d'un filtre à air étant de ne laisser entrer que de l'air, sur mon bolide de 1965, rien n'était présent, j'en ai bricolé un pour surtout ne rien laisser enter d'autre que de l'air, purifier si possible, et pour cela j'ai utilisé du filtre de hotte aspirante, et là pour être purifié, c'était tellement bien purifié qu'il n'y avait pas assez...d'air, même qu'il a en parti cramé, au risque de foutre le feu à tout le bolide si je ne m'en mettais pas rendu compte à temps.
Sur un Morgan ancien, il faut penser moto, mais moto ancienne, comme au bon vieux temps, les "filtres à air" d'époque étaient faits de grossière laine d'acier que l'on rinçait à l'essence avant de les remettre imbibé d'huile moteur.
Sur ma MV Agusta, les cornets ne comportait rien qui pouvait nuire à l'aspiration nécessaire au bon fonctionnement du moteur, très pratique pour s'assurer du premier coup d'œil que le boisseau n'était pas sale. Des inconvénients existaient, pas question de laisser une machine championne du monde passer une nuit pluvieuse dehors, au risque de ne pas pouvoir la démarrer sans une ennuyeuse séance de nettoyage et séchage des corps des carburateurs. Alors, les copains et moi-même, on utilisait une balle en mousse que l'on coinçait dans les cornets le temps de la nuit pluvieuse pendant laquelle nous dormions au chaud dans les bras de notre jeune amie amoureuse du jeune motard fou venu la voir sur son fidèle destrier rouge et blanc, tout échevelé après avoir enlevé son casque. Oui, c'est long et nécessite une note de l'auteur, parce qu'à l'époque, on avait encore des cheveux, longs, très longs même pour suivre une mode de l'époque, et si par beau temps, on pilotait sans casque, mais quand il pleuvait, merde on mettait un casque, sinon foutu la permanente.
Bref, je ne souhaite pas endormir les lecteurs, mais au petit matin, quand la nuit de débauche était plié et qu'il fallait retourner au turbin, la pluie, elle , ne s'était pas arrêter pour autant, je rappelle aux lecteurs que je naviguais dans la capitale des Gaules et quand il pleut, et ben il pleut ! Et cela peut durer...
Et là, astuce de grand pilote de motocyclette de Champion du Monde, faut la démarrer, et filer fissa à la mine, ben ouais, parce qu'en plus on est à la bourre...donc, je résume, enlever les balles, sinon tu peux kicker jusqu'à la fin de la journée pour rester sur le trottoir, et une fois la chignole éveillée, tu lui mets délicatement un filet de protection sur l'ouverture du cornet, filet confectionné avec ce qui reste du collant de ta copine que tu as détruit le semaine dernière, ben oui, tu vas piloter pour aller chercher ta pitance, mais il pleut toujours et j'ai appris à mes dépends qu'un moteur à explosion qui avale de l'eau, ben ça marche pas bien.
Donc, pour répondre à Jak, je vais très prochainement essayer sur mon bolide de 1965, un vieux collant que Madame (officielle, passage à la mairie et tout le tintouin) m'a gentiment cédé suite à une demande expresse de ma part, et je pourrais te dire si c'est efficace, à l'arrêt sous la pluie, besoin de rien, le carburateur est sous un capot, donc tout va bien, et puis on ne laisse plus nos bolides dehors quand il pleut, nous ne sommes plus des jeunes fous.